Tâtonnant dans la belle lumière du jour

Written by Gregory Haleux

   Tâtonnant dans la belle lumière du jour, vous vous excitez peu à peu tout en me parlant de ce que vous éprouvez : Votre Altesse revient à la vie de poésie ! L’égarement est prodigieux. Prêtez-moi votre main destinée à pourrir ! Elle nourrira d’une bien autre façon ces secousses au-dedans de moi et étouffera mes mortes pensées en robes blanches ! Vous vous élancez dans l’engourdissement. J’aime le centre de votre perdition où ma main est un jouet qu’un rossignol, issu d’un songe et frissonnant d’angoisse, dévore. A rebours je le vois, sauvé des nues mais égorgé, plonger dans les ténèbres ensoleillées où vous vous distinguez. Renais en moi !, évanouissez-vous dans un souffle horrible et tout s’échappe jusqu’à la poésie : étant tombé, croyant goûter, à vos genoux, dites-le-moi sur mes épaules, ma langue obéit, ce qui me fait exister mais comment puis-je m’arrêter dans votre égarement ?, qu’ay-je faict ? suis-je formé significativement ? réduit à l’extrémité de murmurer ? de respirer à peine ? tout ce qui endolorit m’entraîne et me prosterne, que cela finisse !, je suis dupe de mon excès d’esprit, belle Pendule, endormie en ce moment suspendu… Non, car pour  que vous résonniez dans mon cauchemar, il me faut sentir votre ombre près de moi et l’étrangler comme le reste.

 

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